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A l'initiative de la député Elisabeth Guigou, présidente de la commission des affaires étrangères, une délégation d'Alep composée de médecins et de casques blancs conduite par l'UOSSM, sera reçue mardi 18 octobre par le parlement et le mercredi 19 octobre par le Président de la République François Hollande.

  • Dr Tammam Loudami, médecin, directeur régional du Nord de la Syrie au sein de l’UOSSM, Union des Organisations de Soins et Secours Médicaux. Il vit au coeur d’Alep Est et coordonne pour l’UOSSM les actions médicales dans le Nord du pays (centre de santé primaire, clinique mobile, convoi humanitaire). Le 11 août dernier, il a lui-même acheminé avec son équipe, le premier convoi humanitaire médical, après l’ouverture de la route vers Alep Est, contenant des équipements médicaux de l’OMS.
  • Brita Hagi Hassan, président du conseil local de la ville d'Alep.

  • Abdulrahman Almawwas, vice-président des casques blancs syriens.

  • Rade Al-Saleh, président des casques blancs syriens.

A travers cette visite, l’UOSSM France souhaite soulever trois points primordiaux :

  • Dénoncer le ciblage systématique des hôpitaux, qui subissent de plein fouet les bombardements aériens et  les attaques à l’encontre des travailleurs humanitaires et du personnel médical en Syrie, en violation des conventions de Genève et des résolutions de l’ONU. Ce sont des crimes de guerre inacceptables.

  • Présenter les conséquences sanitaires et humanitaires catastrophiques du siège d’Alep Est sur les conditions de soins et de travail des médecins au sein des hôpitaux de fortune de la ville. Il est urgent de mettre en place une trêve humanitaire afin de pouvoir acheminer des médicaments et équipements médicaux dans la ville.

  • Mettre en exergue la nécessité et l’urgence du soutien par les autorités nationales et les institutions internationales aux organisations humanitaires à Alep Est. En effet, les hôpitaux et établissements médicaux à Alep Est et ailleurs en Syrie (Ghouta, Homs, Hama…) fonctionnent uniquement grâce à l’aide humanitaire venue d’ONG comme la nôtre.

  • Ainsi, nous demandons au parlement et aux plus hautes autorités de l’Etat de pouvoir agir en urgence face à ce massacre qui se déroule sous nos yeux.

“J’attends mon tour pour mourir.”

Ce sont les paroles que nous confiait, il y a encore quelques jours, un médecin à Alep. Comme les 250 000 habitants d’Alep Est, il est pris au piège d’une ville assiégée. Les bombardements y sont incessants ciblant les civils, les hôpitaux et le personnel médical. Les images qui nous parviennent sont glaçantes. Elles montrent une escalade dans l’horreur et la barbarie : des enfants mutilés, des corps déchiquetés, des morts par centaines, des blessés par milliers.

Depuis la fin de la trêve humanitaire, le 19 septembre, les attaques se sont intensifiées visant plusieurs hôpitaux et centres de santé.Les chiffres sont édifiants. 10 hôpitaux ont ainsi été visés dont l’hôpital M10 qui a été bombardé deux fois en trois jours. De même, le personnel médical et les travailleurs humanitaires ont subi des pertes importantes.

 14 travailleurs humanitaires du SARC ont été tués lors de l’attaque d’un convoi le lundi 19 septembre,5 collègues de l’UOSSM ont été tués lors d’une opération de secours par un raid aérien le 20 septembre et un ambulancier a été tué lors d’une attaque à Idleb le 14 octobre. Aujourd’hui, il ne reste que très peu de médecins à Alep Est.

 

Chiffres clés :

  • 392 attaques sur des établissements médicaux depuis le début du conflit.

  • 757 professionnels de santé et travailleurs humanitaires tués depuis le début du conflit ( dont 115 en 2016)

  • 20 professionnels de santé et humanitaires tués depuis le 19 septembre 2016.

 

Source : https://s3.amazonaws.com/PHR_syria_map/web/index.html

Notre campagne #StopMassacreAlep

L’UOSSM, ONG médicale française et internationale, a lancé une grande campagne de collecte de fonds pour Alep : “Stop au massacre à Alep”. Tous les jours à Alep, dans les hôpitaux encore en service, des femmes et des hommes soignent les victimes des attaques et des bombardements.

L’état des lieux des hôpitaux à Alep est catastrophique. Nous estimons à 500 000 euros le coût total des besoins urgents pour faire fonctionner de nouveau les hôpitaux.

Notre objectif : soutenir les médecins et le personnel médical qui sont en première ligne du conflit en acheminant dès que possible : 

  • des consommables médicaux

  • des médicaments d’urgence

  • des équipements médicaux pour remplacer ceux endommagés (moniteurs, colonne d’anesthésie, appareils chirurgicaux…)

Aussi

  • Rééquiper les salles d’urgence

  • Apporter un soutien financier aux médecins et personnels médicaux

Depuis le début du conflit, nous assistons à un effondrement total du système de santé en Syrie. La majorité des hôpitaux fonctionnent uniquement grâce à l'aide humanitaire.

 

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